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Le cas du Franc CFA

Le débat sur le Franc CFA fait rage en ce moment, grâce à la mobilisation insufflée par le mouvement Urgences Panafricanistes et son leader Kemi Séba. Ce mouvement critique violemment l’existence du FCFA, perçu comme le symbole et l’outil de l'oppression coloniale française de l’Afrique. Les défenseurs du Franc CFA louent la stabilité monétaire qui résulterait de son attelage à l’Euro. Qu’est-ce que le Franc CFA? Que représente-il? Cette monnaie est-elle opportune pour l’Afrique en plein 21ème siècle?

Qu’est-ce que le Franc CFA?

La zone Franc fut créé en 1939 pour restreindre les échanges commerciaux entre les colonies françaises et le reste de l’Afrique et pour donner à la France un avantage dans l’extraction des matières premières. A la sortie de la guerre de 1939-1945, la France qui était appauvrie s’est vue contrainte de dévaluer sa monnaie, le Franc. Le Franc CFA (Franc des Colonies Françaises d'Afrique) fut ainsi créé le 26 décembre 1945 avec pour objectif d’éviter que la dévaluation du Franc d’alors ne touche les colonies. Aussi invraisemblable que cela puisse paraître de nos jours, le FCFA était plus fort que le Franc Français (FF) avec un taux de change de 1 FCFA = 2 FF. 

Le FF fut multiplié par 100 en 1958; ce qui établit le taux de change à 1 FF = 50 FCFA. Le taux de change est resté ainsi jusqu’en 1994 quand le FCFA fut dévalué de 50%, établissant le taux à 1 FF = 100 FCFA. Ce taux fut conservé à la création de l’Euro et simplement converti au taux d’équivalence entre le FF et l’euro (1 € = 655.957 FCFA).

Plusieurs pays ont quitté le navire du FCFA depuis sa création, dont le Maroc, l’Algérie, la Mauritanie, la Guinée, Madagascar. Ces pays ont créé leurs monnaies nationales. Deux types de FCFA circulent en Afrique, celui de l’Afrique de l’Ouest (rebaptisé Communauté Financière Africaine en 1960) et celui de l’Afrique centrale (rebaptisé Coopération Financière en Afrique Centrale). Ces deux monnaies ont une valeur égale mais sont non convertibles d’une région à l’autre. A ces deux s’ajoute le Franc comorien, qui a la même origine et est régie par des accords similaires.

L'instauration du FCFA s’est accompagnée d’accords dits de coopération entre la France et les pays qui l’utilisent. La convertibilité de la monnaie en Franc puis en Euro, à parité fixe, est garantie par la France. En contrepartie, les pays africains sont tenus de déposer une grande proportion de leurs réserves de change dans des comptes du trésor public français connus sous le nom de «comptes d’opérations». De plus, il y a le principe de libre transférabilité entre la France et la zone franc.

La monnaie du CFA est imprimée et battue en France. Le coût étant facturé aux pays africains qui l’utilisent comme monnaie. La France siège au conseil de gouverneurs des deux Banques Centrales africaines (BCEAO et BEAC, pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale respectivement). Puisqu’aucune décision importante ne peut être prise au sein de ces instances qu’à l’unanimité des membres, la France dispose de facto d’un droit de veto. De plus, les pays africains doivent respecter des critères strictes en terme de déficit budgétaire.

Quel est l’impact du FCFA sur l’économie des pays de la zone franc?

Les critiques sur le FCFA sont de deux ordres: économique et politique. Avant d’aborder ces questions en profondeur, il y a lieu de rappeler ici les principaux mécanismes du FCFA:

  • Les États membres de la zone Franc, à travers leurs banques centrales, doivent posséder auprès du Trésor français un stock de réserves de change équivalent à au moins 20% de la quantité de monnaie émise par les banques centrales africaines.
  • Les États membres doivent déposer auprès du Trésor français 50% de leurs réserves de change pour l’Afrique de l’Ouest et 65% pour l’Afrique Centrale, ceci servant à assurer entre autres le maintien des 20% de réserves mentionnés ci-haut et à garantir la convertibilité illimitée du FCFA.
  • Les critères de convergence monétaire restreignent l’inflation cible à 2% en Afrique de l’Ouest et 3% en Afrique centrale. En rappel, l’inflation est l’ajustement en hausse du coût des biens et services d’une année à l’autre.
  • Trois des 13 administrateurs de la BEAC sont français (deux sur 16 pour la BCEAO). Bien que la France n’ait pas un droit de veto en théorie, les décisions importantes sont tout de même prises à l’unanimité, ce qui lui confère de facto ce droit de veto.
  • La parité entre FCFA et euro est fixe et la convertibilité garantie par le trésor public français.

La conséquence de la parité entre l’euro et le CFA est une forte valeur du CFA par rapport aux autres monnaies, ce qui rend les exportations africaines peu compétitives. Le FCFA opère comme un frein à l’exportation et un encouragement à l’importation. Cela contribue à rendre déficitaire la balance des paiements et donc à réduire les réserves de change disponibles.

Pour comprendre comment les réserves de change se constituent, lorsqu’un pays comme le Burkina Faso vend du coton à la Chine, il ne reçoit pas directement des FCFA mais des devises comme le dollars ou l’euro. Lorsqu’il achète des habits à la Chine, il doit lui verser ces mêmes devises. On voit donc que si le Burkina Faso achète plus qu’il ne vend, c’est comme s’il devait expédier plus de devises qu’il n’en reçoit.

Même si en théorie, la France s’est engagée à permettre aux pays africains d’avoir des comptes d’opérations déficitaires, la rare fois dans l’histoire où cela s’est vraiment produit, elle a imposé unilatéralement une dévaluation du FCFA de 50% aux pays africains (en 1994). Cela lui a permis de renflouer son trésor en réserves de change, qui de nos jours tournent autour de 100% de l’émission monétaire de la zone CFA, au lieu des 20% minimalement prévues dans les accords.

L’absurdité du système CFA c’est qu’il provoque une baisse continue des réserves de change, puisque cette monnaie décourage les exportations en raison de la forte valeur de l’euro à laquelle elle est arrimée, jusqu’à un seuil insupportable par la France et survient alors la dévaluation. Elle décourage aussi la production locale puisqu’elle est arrimée à la monnaie de pays fortement industrialisés desquels l’on peut importer à un coût parfois plus avantageux que les produits locaux. Étant plus forte que celle du Maroc ou de la Chine par exemple, les pays de la zone Franc ont tendance à importer de ces pays plus qu’à développer une industrie locale.

Il faut noter aussi que les réserves de change excédentaires auprès du Trésor français sont rémunérées à hauteur d’à peine 0.3% de taux d’intérêt alors que les prêts contractés par les pays africains auprès des institutions internationales sont remboursés à un taux plus élevé.

En toute rigueur, même si le FCFA n’était pas garanti par le trésor français, il aurait fallu que les pays africains immobilisent des réserves de change pour assurer la valeur de leur monnaie vis-à-vis des autres monnaies. La monnaie fonctionne selon la loi de l’offre et de la demande. Quand la valeur de la monnaie diminue, on vend ces réserves pour «racheter» sa propre monnaie afin de faire remonter sa valeur, et vice versa.

De cela découlent deux constats: primo, les pays africains auraient pu se passer de la France et garantir eux-même la valeur de leurs monnaies. Secondo, la France n’assume pratiquement aucun risque puisqu'elle exige des réserves de change qui en pratique ne baissent jamais sous le seuil minimal. C’est comme si elle jouait le rôle d’intermédiaire: elle prend les sous des Africains pour faire leur marcher à leur place et s’assure qu’elle n’achète jamais plus que pour l’argent qu’elle a reçu.

Aussi, le problème avec le système CFA c’est que les réserves de change immobilisées excèdent ce qui est strictement nécessaire pour garantir la valeur d’une monnaie. Les pays de la zone Franc auraient pu non seulement utiliser une partie de ces réserves immobilisées, mais aussi investir ces réserves à un taux nettement plus avantageux sur les marchés financiers internationaux.

Quel bénéfice la France tire-t-elle du système? Elle se sert des réserves de change pour financer sa propre dette, en proportion, certes petite (0.5%)[1], mais cela est énorme pour les économies africaines plus petites en taille. Mais le bénéfice du FCFA pour la France va au-delà des comptes d’opérations. C’est plutôt le rapport de domination, qui augmente son prestige sur la scène internationale, et le lien étroit entre les économies de la zone Franc et celle de la France qui constituent sa principale motivation. Ainsi, plus de la moitié du système bancaire de l’UEMOA est-elle sous contrôle de Banques Françaises. La main-mise sur l’économie de la zone CFA par des entreprises françaises est facilitée par ce contrôle du circuit monétaire au détriment des initiatives locales.

L’arrimage à l’euro rend toute politique monétaire très limitée. Et là encore, l'obsession avec le contrôle de l’inflation interdit presque toute politique qui puisse encourager la croissance. Ceci est une question technique mais en substance, les pays africains de la zone Franc n’ont pas de marge de manœuvre pour stimuler la croissance.

L’illustration de cette problématique est l’absence de liquidité au sein de la zone franc. Le ratio dette/PIB est d’environ 25% en Afrique de l’Ouest et 13% en Afrique centrale (zone franc), contre 60% en moyenne dans toute l’Afrique, 150% en Afrique du Sud et 100% en Europe[2]. Le décorticage de ce fait est simple: tout jeune qui veut lancer une affaire, créer une entreprise, a du mal à obtenir un financement dans la zone franc. Cette situation constitue donc un frein à l’industrialisation et au développement tout court.

Le Franc CFA présente-il des avantages?

Les défenseurs du FCFA ont du mal à sortir le moindre argument autre que le maintien du statu quo et la peur de l’initiative pour justifier leur position. Le seul argument valide est la stabilité monétaire assurée par le CFA. Cela aurait pour conséquence d’attirer les investisseurs dans la zone CFA. Cependant, on ne peut démontrer qu’il y ait plus d’investissements dans cette zone que dans des pays à économies similaires comme le Ghana ou la Mauritanie. Aussi, la libre convertibilité de la monnaie permet une fuite des capitaux. Les entreprises européennes peuvent extraire autant de profits que possible et les rapatrier sans aucun frein.  La conséquence est qu’on assiste à des investissements du type prédateur plutôt que bénéficiaire aux pays de la zone Franc.


Aussi, le mérite de la stabilité monétaire est exagéré. Bien sûr que la fragilité des systèmes politiques peut en théorie déstabiliser les monnaies et provoquer des inflations terribles.  Mais ces cas sont extrêmement rares au point qu’il faille se demander pourquoi ce qui n’arrive pas ailleurs arriverait dans les pays de la zone Franc.  On agite le spectre du chaos monétaire pour effrayer. Selon l’économiste Bruno Pinel,  la notion de stabilité «donne trop souvent l'impression de servir à apporter de la respectabilité à une politique monétaire en réalité trop restrictive et servant principalement les intérêts bien compris des groupes européens – en particulier français – intervenant dans les pays membres de ces zones monétaires et de leurs élites rentières.»[3]

En réalité les enjeux de la stabilité monétaire se posent en termes d’inflation contre croissance. Si la fluctuation monétaire permet de générer plus de croissance que l’inflation, ceci est bénéfique. La hantise anti-inflation et sans préoccupation pour la croissance est donc mal fondée. L’une des conséquences du CFA est l’absence de politique monétaire d’encouragement de la croissance.

Le deuxième avantage souvent mentionné est l’intégration monétaire à l’intérieur des zones concernées (position récemment tenue par le franco-béninois Lionel Zinsou). Toutefois, on peut sursauter à l’évocation d’un tel argument car ceux qui militent contre le CFA n’appellent pas à une dissolution des zones monétaires. Pourquoi les pays africains ne contrôleraient pas leurs monnaies tout en conservant une monnaie commune? L’euro est une monnaie commune mais il n’est tout de même pas fabriqué en Chine ou en Inde.

L’aspect politique et stratégique du FCFA

Plus qu’économique, la question du FCFA est aussi une question politique. Cette monnaie encastre la dépendance des pays africains vis-à-vis d’une puissance coloniale. Sans indépendance, les pays africains peuvent-ils défendre leurs intérêts qui, qu’on le veuille ou non, seront parfois en compétition avec les intérêts français?

Est-il acceptable que près 60 ans après les dites indépendances, un certain nombre de pays africains ne maîtrisent toujours pas les outils dont ils peuvent se servir pour forger leur destin? Ceux qui redoutent les risques d’instabilités qui résulteraient d’une autonomie africaine dans la gestion de la monnaie doivent réaliser que ces risques font partie intégrante d’un processus d’apprentissage que l’on ne peut reporter indéfiniment.

Le Franc CFA est un cas unique au monde. Beaucoup d’autres pays y compris africains gèrent leur propre monnaie et la plupart ne s’en sortent pas mal. Cela voudrait-il dire que dans le monde entier, seul un petit nombre d’Africains sont incapables de gérer leur propre monnaie? On voit le caractère infantilisant (pour ne pas dire raciste ou complexé) d’un tel argument.

La garantie par la France de la convertibilité du FCFA n’est nullement une aubaine dans la mesure où des pays comme l’Inde, le Nigeria, la Thaïlande, le Rwanda, le Botswana, etc. ont des monnaies non directement convertibles mais représentent des modèles de puissances économiques émergentes.

La France est à mesure de garantir la convertibilité du FCFA parce que les économies des zones Franc ne représentent qu’une infime proportion de sa propre économie (7% en 2014) pour une population 2.5 plus grande. De cela transparaît la seconde absurdité du système FCFA. Il n’est viable que si les pays africains sont pauvres. On se demande comment certains leaders africains peuvent défendre avec bec et ongle ce système tout en décrétant que leurs pays sont devenus «émergents».

L’actualité de la lutte contre le CFA

L’actualité de la lutte contre le FCFA est marquée par une mobilisation sans pareil de l’opinion publique africaine, menée par Kémi Séba, un béninois qui possède aussi la nationalité française et qui s’était installé au Sénégal il y a quelques années. Kémi Séba avait quitté la France pour échapper au harcèlement que les autorité françaises lui faisait subir dans sa lutte pour l’éveil de la conscience des Noirs.

Récemment, il a été expulsé par le Sénégal vers la France, une véritable humiliation pour toute l’Afrique, du fait qu’un Africain ait été expulsé par un pays africain vers la France, pays que ce dernier a précisément quitté par attachement à l’Afrique. On se demande comment des dirigeants africains peuvent être aussi attachés à une monnaie au passé (d’aucuns disent au présent) colonial. Toute accointance avec les autorités françaises mise à part, il se pourrait que le Sénégal soit intéressé au maintien du CFA en raison du fait qu’il héberge la BCEAO. Le président Alassane Ouattara de la Côte d’Ivoire a aussi défendu le FCFA, probablement parce qu’elle est la puissance économique dominante de la zone CFA en Afrique de l’Ouest. Toutes ces raisons sont difficilement justifiables dans la mesure où le Sénégal peut héberger la future Banque Centrale indépendante et la Côte d’ivoire continuer de jouer le même rôle si son économie le permet.

Dans une tentative de dénigrer le messager pour mieux tuer le message, une certaine entreprise d’intoxication essaie de faire passer Kémi Séba pour un raciste noir qui flirterait avec l'extrême droite française (aussi incongrue que cela puisse paraître). D’autres remettent en cause sa stratégie de combat. Des Africains se sont mêlés à la danse du dénigrement. A ce propos, Jean-Baptiste Natama rappelle que «Partout où l’homme noir s’est levé pour défendre ses droits ou intérêts, il y a toujours eu d’autres Noirs pour le combattre». En effet, vouloir que tout militant soit parfait ou qu’il ait exactement la même compréhension ou le même talent d’euphémisme avant de se joindre à son combat, c’est renoncer à toute idée de combat collectif. Il faut simplement observer que la mobilisation de Kémi Séba a permis de ramener en première ligne le débat sur la question du CFA. Des économistes ont tiré la sonnette d’alarme depuis longtemps sans être véritablement écoutés.

Bien qu’on affirme que la France ne tire aucun intérêt du maintien du FCFA, on perçoit paradoxalement ceux qui critiquent le FCFA comme des anti-français. En toute logique, on n’a pas besoin d’être anti-français pour vouloir d’une monnaie africaine autonome. Une fois convaincu des effets néfastes du FCFA sur le développement des zones concernées, on ne peut que vouloir y remédier, surtout si on tient l’avenir de ces pays à cœur. Être pro-africain est donc amplement suffisant pour souhaiter une alternative au FCFA. Une minute de retard sur le chemin de la prospérité est simplement inacceptable.

Conclusion

De cette analyse, il découle que le Franc CFA est un cas unique au monde: des pays soit disant indépendants qui continuent d’utiliser une monnaie contrôlée par l’ancienne puissance coloniale. Une monnaie à parité fixe avec celle d’une zone économique dont le poids est astronomique devant la sienne. Alors que la monnaie doit refléter la situation économique d’une zone, les principes de fonctionnement du FCFA sont totalement découplés des priorités de la zone franc. Les économistes sont presque unanimes, en dehors du petit nombre qui défend les intérêts de la France, que le FCFA est un frein au développement de l’Afrique.

Plus qu’économique, la monnaie présente aussi un enjeu de souveraineté. L’histoire du monde entier nous enseigne que tous les pays qui ont pris leur indépendance politique ont aussi pris leur indépendance monétaire à l’exception de ceux de la zone Franc (supposant qu’ils soient indépendants). 

Ce qui est intrigant, c’est le silence de la plupart des chefs d’État africains de la zone concernée sur la question. A l’exception de Déby, Kaboré, Ouattara et Sall qui ont fait connaître leur position, tous les autres sont restés silencieux. Soit ils ont peur de la France et ça voudrait dire qu’ils cachent à leurs peuples qu’ils ne sont pas indépendants, soit ils ont peur de la réaction de leurs peuples s’ils tiennent une position impopulaire. Dans tous les cas, cela est inquiétant pour les Africains de la zone concernée car ils doivent se demander à qui leurs leaders doivent leurs loyautés. Quoiqu’on dise, le peuple a toujours le dernier mot, tel que l’a montré le peuple burkinabè lors de l’insurrection populaire de 2014. Un Chef d’État qui est adossé à son peuple est plus tranquille que celui qui veut plaire à un commanditaire étranger car celui-ci n’hésitera pas à le lâcher au moindre détour du vent.

Des arguments en faveurs du FCFA sont quasi inexistants. Stabilité et intégration peuvent être assurées dans le cadre d’une monnaie indépendante. Du coup tout argument en faveur du FCFA est aussi un argument à son encontre. Deux voies s’offrent aux pays de la zone Franc pour résoudre la question du CFA. Ils peuvent rapatrier leurs réserves de change à Dakar et Yaoundé et prendre le contrôle total de leurs monnaies, en rendant son taux de change variable (ou même fixe s’ils le veulent). Ils peuvent aussi s’impliquer dans la création des monnaies communes au sein de leurs sous-région respectives (CEDEAO et CEMAC).

Notes

1. https://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-01391233/document [Retour]

2. http://roape.net/2017/05/18/cfa-franc-french-monetary-imperialism-africa/ [Retour]

3. https://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-01391233/document [Retour]

Dernière modification le Dimanche, 22 Octobre 2017 12:44